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Mon métier d’ingénieur en situation de handicap

Comme certains parmi vous le savent, je suis ingénieur de formation. Je travaille en tant que Chargé d’opérations immobilières pour un bailleur social. Aujourd’hui, cela fait presque deux ans que je travaille dans la même entreprise, et force est de constater que cela se passe très bien à tous les niveaux. J’en suis vraiment très satisfait : j’aime ce que je fais, l’ambiance de travail est agréable, je gagne bien ma vie, je travaille juste à côté de là où j’habite. Que demander de plus ? Mon handicap, pourtant considéré comme particulièrement lourd, n’est plus un obstacle à l’exercice de mon métier, et je dirai même qu’il importe peu.

Bref, on est bien loin de la vision misérabiliste et très négative du handicap en entreprises véhiculée par la société et les médias. Il suffit de jeter un coup d’œil aux articles de presse sur le sujet pour s’en rendre compte. Si ces articles illustrent sans doute une certaine réalité, ils ont cependant un effet dévastateur ! Aussi bien chez les candidats en situation de handicap que chez les entreprises cherchant à embaucher.

Récemment, je suis tombé sur un article du Figaro très encourageant, intitulé « Les handicapés ont 3 fois moins de chance d’avoir un emploi ». Cela commence très bien !

L’article présente toute une série de statistiques plus déprimantes les unes que les autres, qui montrent qu’être handicapé, c’est la galère assurée dans le monde du travail ! Les commentaires des internautes ne font que rajouter de l’ombre à ce tableau déjà bien sombre, avec leur lot de préjugés qui ne font que corroborer la thèse défendue par l’article.

Je ne dis pas que le contenu de l’article n’est pas valable, mais j’ai quelques questions à vous poser :

  • Cet article va-t-il contribuer à améliorer l’emploi des personnes handicapées ?
  • Dire aux personnes handicapées qu’elles n’ont aucune chance va-t-il les aider et les motiver à chercher un emploi ?
  • Les entreprises vont-elles avoir envie d’embaucher des personnes handicapées, présentées comme des « bras cassés », au chômage et sans diplôme ?

L’objectif de mon article est donc, une fois n’est pas coutume, de vous présenter le handicap en entreprise sous un angle plus positif, à travers mon expérience personnelle. Et de montrer autour de moi que OUI, le handicap en entreprise peut être synonyme de réussite, et peut même constituer un avantage pour l’entreprise. OUI, on peut travailler et apporter beaucoup même avec un handicap très lourd. OUI, une personne handicapée peut avoir un poste qualifié, de niveau cadre et avec responsabilités. Et NON, aménager un poste de travail pour le handicap n’est pas toujours difficile et coûteux.

En quoi consiste mon métier ?

Pour commencer, je voulais vous présenter en quoi consiste mon métier. Le métier de chargé d’opérations immobilières est un métier de gestion de projets. Le chargé d’opérations immobilières a pour vocation le pilotage de plusieurs opérations immobilières pour le compte de son entreprise. En gros, il est chargé de faire avancer et mener à leur terme les projets de construction et de réhabilitation de sa société. Il coordonne les différents intervenants (l’architecte et les bureaux d’études, les entreprises de travaux, les collectivités locales), tout en s’assurant du respect des délais et du budget alloué à l’opération.

Puisque j’exerce mon métier chez un bailleur social, les projets dont je m’occupe concernant la construction et la rénovation de logements sociaux, à destination de personnes à revenus modestes.

On peut accéder à ce poste de 2 façons principalement : par l’intermédiaire d’un diplôme d’ingénieur en génie civil (Bac+5), ou bien avec un diplôme d’architecte, ou bien encore après être passé par d’autres postes et avoir acquis une certaine expérience. En ce qui me concerne, je suis ingénieur en génie civil de formation (INSA Lyon) et j’ai accédé à ce poste suite à une 1ère expérience d’ingénieur calcul de structures, à l’âge de 23 ans.

Comment je fais pour travailler avec mon handicap ?

Mon poste de travail :

Travailler est plutôt facile pour moi car mon poste est adapté à ma situation. On pourrait penser que j’ai besoin de nombreux aménagements pour pouvoir travailler, étant donné la lourdeur de mon handicap. Or, il n’en est rien. Je travaille essentiellement sur ordinateur, support sur lequel je suis totalement autonome. L’ordinateur n’a nécessité qu’une seule adaptation : l’achat d’une souris d’ordinateur, un modèle très petit et très sensible que l’on trouve dans le commerce pour 15€ (logitech mini-mouse M187).

Aussi, pour poser mon bras et piloter l’ordinateur, j’ai fait l’acquisition d’une petite tablette sur un pied chez Ikea, réglable en hauteur, dont je peux m’approcher très facilement avec mon fauteuil roulant. Prix : 30 € (tablette pour PC Ikea).

Enfin, pour éviter que ma main ne se refroidisse l’hiver, je me suis aussi équipé d’un chauffage électrique soufflant que je pose directement sur la table. Prix : 30 €. Pour téléphoner, rien de plus simple : mon téléphone fixe est équipé d’un casque sans fil avec micro sur lequel je prends et passe les appels. Pour décrocher et composer un numéro de téléphone, un logiciel me permet de le faire en toute autonomie depuis l’ordinateur. Et pour les quelques tâches non informatiques que je ne peux effectuer seul (imprimer, scanner et classer des documents, ouvrir mon courrier et en envoyer), mon auxiliaire de vie est là pour m’aider à les accomplir.

Comme vous le voyez, dans mon cas, quelques aménagements simples pour une somme dérisoire suffisent pour travailler dans de bonnes conditions. Et lorsque les aménagements plus coûteux sont nécessaires, l’Agefiph (Agence pour l’emploi des personnes handicapées) peut prendre en charge ces dépenses.

Les rdv extérieurs :

Dans le cadre de mon travail, je suis souvent amené à me déplacer pour des rdv à l’extérieur. On pourrait penser qu’une personne à mobilité réduite, dont les déplacements sont plus difficiles, reste 100% de son temps dans son bureau. Là encore cela relève de l’idée reçue, car pour moi il n’en est rien. Et d’ailleurs je ne souhaite pas avoir un poste 100% sédentaire, je pense que je m’ennuierai à la longue. Je me déplace donc souvent sur l’agglomération lyonnaise, principalement à Lyon et Villeurbanne, ainsi que sur les communes limitrophes. Je vais à la rencontre aussi bien des collectivités locales, des locataires dont nous allons rénover les logements, des voisins des parcelles sur lesquelles nous construisons des logements, je vais visiter les sites sur lesquels nous avons des projets avec les architectes, entreprises de travaux, géomètres, je visite des immeubles proposés à la vente. Il est vrai que tout n’est pas souvent accessible, en particulier les immeubles anciens, mais ce n’est pas un problème car je suis toujours accompagné à minima par mon auxiliaire de vie. Pour me déplacer, j’utilise les transports en commun dans la majorité des cas, le réseau lyonnais étant très accessible. Il m’arrive également de faire appel au service de transport spécialisé Optibus, lorsque je me rends plus à l’extérieur de la ville.

Comment se déroule ma journée de travail ?

J’ai choisi d’exercer un poste à plein temps, c’est plus facile dans mon métier, même si des aménagements du temps de travail sont possibles (4/5ème par exemple). Je suis accompagné en permanence par un auxiliaire de vie en semaine, que je travaille ou non. J’en ai de toute façon besoin du fait de mon handicap. Voici donc comment se déroule une journée de travail classique pour moi. Je suis plutôt de nature matinale. Le matin, mon auxiliaire de vie arrive à 7H45 à la maison et nous partons ensemble au travail. J’arrive au travail à 8H10. J’ai la chance d’habiter relativement proche de mon lieu de travail, ce qui me permet d’y aller à pieds (enfin, à roulettes ^^). Je prends le bus uniquement par mauvais temps ou lorsqu’il fait froid. Je m’installe à mon bureau après avoir salué mes collègues, pour ceux qui sont déjà là. La 1ère chose que je fais, c’est consulter mes mails et y répondre. Quand je suis à mon travail, je passe la majorité de mon temps derrière mon ordinateur, et en passant des coups de téléphone de temps en temps. Le reste du temps, je vais voir certains de mes collègues, je suis en réunion ou bien en déplacement à l’extérieur. En général, je prends une pause de 12H à 14H, ce qui me laisse le temps de rentrer à la maison, de manger et passer aux toilettes. L’après-midi, je suis de retour pour 14H. Le soir, je termine ma journée de travail entre 18H et 18H30, sauf le lundi soir où je pars un peu plus tôt (17H30) car j’ai rdv de kiné.

Les déplacements professionnels : toute une organisation

De temps en temps, une dizaine de fois par an, je suis amené à partir en déplacement, principalement pour des formations. Je me rends essentiellement à Paris, ainsi qu’à Metz où se trouve le siège du groupe. Lorsque je vais à Paris, je pars souvent à la journée, en partant avec le train de 6H et en rentrant vers 20H. En revanche, lors je pars à Metz, c’est forcément sur au moins 2 jours car il faut plus de temps pour s’y rendre, et cela implique de trouver une chambre d’hôtel accessible. En soi, ce n’est pas difficile à condition d’anticiper les choses et de tout organiser à l’avance. Car il y a peu de places pour fauteuil roulant dans un tgv et très peu de chambre d’hôtel accessibles. Premier arrivé, premier servi !

Conclusion :

Travailler avec un handicap comme le mien est plutôt facile lorsque tout est bien organisé et que c’est devenu une habitude. Le plus difficile c’est bien entendu d’en arriver là, après avoir affronté une vague de préjugés aussi faux qu’infondés au sujet du handicap, dont la portée et l’impact sont eux, bien réels.

Week-end à Londres : Les sites touristiques (3/3)

Bonjour à vous,

Voici aujourd’hui le 3ème et dernier article de la série sur mon week-end à Londres en fauteuil roulant, au sujet des sites touristiques !

Comme je vous l’ai dit, Londres est une ville où l’on ne s’ennuie jamais. C’est un endroit très riche d’un point de vue culturel et artistique. Et bonne nouvelle : tout a été prévu pour les personnes à mobilité réduite ! De ce point de vue, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu une quelconque difficulté.

Pour commencer, la ville comporte de nombreux musées. Parmi eux, il y en a un d’incontournable : le British Museum, l’équivalent du musée du Louvre.

Le British Museum :Entrée du British Museum

Le British Museum est immense et présente de multiples collections : de l’Egypte ancienne à l’Europe médiévale en passant par la Grèce antique, il y a en pour tous les goûts. Sans oublier la pièce la plus connue du musée, la fameuse Pierre de Rosette, qui a servi à déchiffrer les hiéroglyphes. Que vous soyez féru d’histoire ou simple touriste, le British Museum vaut le détour, même si vous restez moins d’une heure.

L’avantage de ce musée, c’est qu’il est gratuit pour tous, et ouvert tous les jours de 10H à 17H. Il est bien entendu totalement accessible aux personnes en fauteuil roulant, présente plusieurs ascenseurs et des toilettes handicapés. Il est également possible d’emprunter un fauteuil roulant pour la visite à l’entrée. Le seul inconvénient c’est qu’il y a souvent beaucoup de monde, donc il n’est pas toujours facile de se déplacer et de voir les oeuvres lorsque l’on est en fauteuil. Pour cela il est préférable de venir le matin.

Le Musée Madame Tussauds :

Un autre musée à ne pas louper, c’est celui de Madame Tussauds et de ses célèbres personnages en cire. Il y en a beaucoup d’autres dans le monde mais celui de Londres est de loin le plus connu.

Là encore c’est un musée très grand sur plusieurs étages, avec des dizaines et des dizaines de personnages célèbres. On trouve parmi eux beaucoup de personnalités britanniques bien sûr, aussi bien des artistes comme Adele ou Emma Watson, des sportifs comme Lewis Hamilton, ou bien des dirigeants comme Theresa May, Sans oublier bien sûr la reine Elisabeth et toute la famille royale, et le très célèbre physicien handicapé Stephen Hawking.

Le reste du monde n’est pas oublié avec des personnalités de tous les domaines, comme les irremplaçables Gandhi et Mandela, ou encore Barack et Michele Obama. Vous passerez sans doute à côté de Donald J. Trump et de sa chevelure très réussie.

En revanche, c’est une attraction touristique plutôt coûteuse. Comptez 29£ pour un adulte et 24£ pour les moins de 16 ans si vous commander sur internet. Je vous recommande donc plutôt d’acheter un pack, qui comprend une ou plusieurs attractions de Londres en plus de l’entrée au musée Madame Tussauds. Par exemple vous pouvez visiter le musée Madame Tussauds et accéder à la grande roue London Eye pour 39£ pour un adulte et 28£ pour les moins de 16 ans. Rendez-vous ici pour acheter vos billets.

Pour les personnes en fauteuil roulant, le Musée Madame Tussauds est accessible et équipé d’ascenseurs réservés aux personnes à mobilité réduite. Mais là encore avec la foule ce n’est pas facile de circuler et de bien voir les personnages. Pour acheter vos billets, la procédure est la même pour tous les visiteurs, il n’y a pas besoin de préciser si vous êtes en fauteuil roulant. Après avoir fait l’acquisition des billets, il convient cependant de remplir le formulaire suivant ici pour préciser que vous êtes en fauteuil roulant, en indiquant à quel moment vous souhaitez faire la visite. Vous recevrez ensuite une confirmation par e-mail. En effet, pour des raisons de sécurité, il ne peut pas y avoir plus de 3 personnes en fauteuil roulant dans le musée en même temps.

London Eye (la Grande Roue) :

C’est une autre attraction que je vous recommande vivement. Avec ses 135 mètres de hauteur, la célèbre grande roue London Eye offre une vue à couper le souffle et à 360° sur le centre de Londres et ses alentours. Un tour dure une demi-heure et cela vous laisse largement assez de temps pour observer la ville, mais malgré tout ça passe très vite ! D’une côté, vous aurez un superbe point de vue sur la Tamise, Big Ben et le parlement, et la palais de Buckingham Palace. De l’autre, vous pourrez observer le quartier de La City et ses nombreux buildings, et vous amuser à reconnaître tout un tas d’autres constructions connues.

Il s’agit également d’une attraction payante. Un billet standard valable pour un tour coûte 23,5£ pour les adultes et 18,95£ pour les moins de 16 ans. Là encore je vous recommande d’acheter un pack comprenant 2, 3 ou 4 attractions pour payer moins cher. Les billets peuvent s’acheter sur cette page : ici.

Si vous êtes en fauteuil roulant, aucun problème : la grande roue est parfaitement accessible. L’entrée de la cabine est à la même hauteur que le quai, et le personnel stoppe la roue puis installe une petite rampe pour combler l’espace entre la cabine et le quai, le temps d’embarquer avec le fauteuil roulant. Même chose pour la descente. Et les cabines sont spacieuses, vous n’aurez aucun problème pour vous déplacer à l’intérieur.

De la même façon que pour Madame Tussauds, vous achetez vos billets via le lien donné précédemment et si vous êtes en fauteuil roulant, vous devez remplir le formulaire suivant ici en indiquant le moment souhaité pour la visite.

Hyde Park et Regent’s Park :

La ville de Londres comporte un total de 9 parcs royaux qui totalisent plus de 22 km2. Parmi eux, Hyde Park et Regent’s Park sont 2 parcs immenses en plein centre de Londres. Ce sont tout d’abord de très beaux parcs, très verts et très bien entretenus. Ce sont aussi des endroits particulièrement calmes, loin du trafic automobile. Je vous conseille de faire un tour par l’un d’entre eux. L’avantage de ces parcs c’est qu’ils sont gratuits et libres d’accès.

Shopping :

On ne peut faire un article sur le tourisme à Londres sans parler du shopping ! C’est une activité incontournable, aussi bien en semaine que le week-end, même le dimanche. En effet, la plupart des boutiques et grandes enseignes sont ouvertes le dimanche après-midi, et c’est même le moment où il y a le plus de monde.

L’endroit où il y a le plus d’enseignes, c’est sans conteste le long d’Oxford Street et de Regent Street, et à proximité de Piccadily Circus. Il y a pour tous les goûts et aussi pour tous les budgets. Si toutes les grandes enseignes sont accessibles en fauteuil roulant, c’est un peu moins vrai pour les petites boutiques qui ont parfois une marche à l’entrée.

Cet article est bien trop court pour citer tous les sites touristiques de la capitale britannique. On peut notamment citer dans lieux très connus que je n’ai pas mentionné comme Trafalgar Square, le pont de Tower Bridge ou encore le quartier d’affaires de La City. Il n’est pas possible de tout faire le temps d’un week-end. En tout cas l’expérience s’est avérée très positive avec un fauteuil roulant, et je pense qu’il devrait en être de même pour vous.

Miniature article skyline Londres

Week-end à Londres : Les hébergements accessibles (2/3)

Aujourd’hui, voici le 2ème article de la série sur mon week-end à Londres, autour de la question de l’hébergement : comment trouver un hôtel ou une location accessible en fauteuil roulant ?

Après quelques recherches, je me suis rendu compte qu’il est assez facile de trouver un hôtel accessible en fauteuil roulant, respectant les normes d’accessibilité britanniques (Standards of Accessibility for Disabled People). En revanche, il est plus difficile de trouver une location accessible, car la plupart des logements sont anciens et on trouve peu d’informations sur l’accessibilité, à moins de demander au propriétaire.
Photo immeuble LondresLa problématique ici concerne plus le prix de l’hébergement. En effet, Londres est LA ville d’Europe où les prix de l’immobilier sont les plus élevés. Il n’est donc  pas étonnant que se loger dans le centre-ville de Londres soit cher. Pour la durée d’un week-end, il est plus intéressant financièrement de loger à l’hôtel, d’autant plus qu’il y a beaucoup d’établissements accessibles et que les heures d’arrivée et de départs sont plus souples.

Mais si vous restez plus longtemps, une semaine ou plus, et que vous êtes nombreux, plus de 4, une location d’appartement revient moins cher.

Les hôtels accessibles :

Comme je vous l’ai indiqué, il y a beaucoup de choix dans les hôtels accessibles et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Encore une fois, je vous recommande de consulter le site DisabledGo pour trouver un hôtel adapté à vos besoins. Mais parmi les établissements proposés, beaucoup sont très haut de gamme et pas à la portée de toutes les bourses.

Logo site DisabledGo

Voici donc un sélection de chaines d’hôtel abordables dont la plupart des établissements sont accessibles :

  • Les hôtels Ibis du groupe Accor sont en général accessibles, il y en a quelques-uns dans le centre-ville de Londres dont L’hôtel ibis London Euston Station – St Pancras International juste à côté de la gare. Il y a quelques chambres accessibles par hôtel pour 2 personnes au maximum. Le mieux pour avoir des informations sur l’accessibilité est de contacter l’hôtel ou de consulter le site DisabledGo. Il est nécessaire de contacter l’hôtel pour réserver.Logo hotels Ibis
  • Les hôtels PremierInn sont nombreux à Londres et sur tout le Royaume-Uni, abordables et accessibles pour la grande majorité d’entre-eux. Les chambres accessibles sont également pour 2 personnes maximum. L’avantage c’est qu’il est possible de réserver une chambre accessible directement sur internet via le formulaire, sans avoir à contacter l’hôtel. La liste de leurs hôtel dans Londres est disponible ici. Pour avoir des informations plus précises sur l’accessibilité, consultez le site DisabledGo.Logo hotels Premier Inn

Les 5 hôtels de la petite chaîne londonienne Imperial Hotels sont bon marché, très bien situés (proches de la Gare de St-Pancras) et surtout plusieurs de leurs établissements sont accessibles, dont le Royal National Hotel et le Tavistock Hotel.  L’avantage c’est que c’est l’un des rares hôtels à proposer des chambres accessibles pour 3 personnes. Il est nécessaire de les contacter pour réserver une chambre adaptée et avoir plus d’informations. On peut aussi en trouver sur DisabledGo.com.Logo Imperial Hotels

Le Royal National Hotel

Photo Royal National Hotel

En ce qui me concerne, j’ai réservé une chambre accessible pour 3 personnes au Royal National Hotel, situé à 10 min à pieds de la Gare St-Pancras. J’en ai été très satisfait : la chambre était spacieuse, il y avait largement assez de place pour circuler et faire demi-tour avec mon fauteuil électrique, et pour rentrer dans la salle de bain. Le nombre de prises était limité à 2 donc mieux vaut prévoir une multiprise pour brancher tous les appareils, sans oublier un adaptateur pour se brancher sur les prises britanniques. Voici quelques photos de la chambre en question :

Le service, notamment pour le petit déjeuner, était de qualité, et le personnel avenant auprès des personnes handicapées. Il y avait juste souvent de l’attente pour prendre l’ascenseur, en raison du nombre de chambres. Le tarif était de 135 £ la nuit la chambre de 3 pour le week-end du 1er mai, ce qui est correct vu les prix pratiqués à Londres. Je vous le recommande.

La location d’appartement :

Il y a beaucoup d’appartements ou de chambres à louer sur Londres via Airbnb ou Homelidays par exemple, mais on trouve peu d’offres de logements à la fois accessibles et abordables. Pour la simple raison que centre de Londres est plutôt ancien avec peu d’immeubles récents et avec ascenseur.

   

Si vous trouvez un logement accessible, assurez-vous bien qu’il correspond bien à un logement accessible, et qu’il réponds à vos besoins, en contactant le propriétaire. Car tout le monde a sa propre définition d’un logement accessible !

En souhaitant que cela puisse vous aider dans vos recherches d’hébergements accessibles sur Londres.

A bientôt pour le dernier article sur Londres, au sujet des principaux sites touristiques à découvrir !

 

Miniature article skyline Londres

Week-end à Londres : les transports (1/3)

Bonjour à tous,

Comme je vous l’indiquais dans ma dernière newsletter, j’étais à Londres le week-end du 1er Mai ! Ce fut encore une belle expérience : Londres est une ville dans laquelle il y tant à faire ! C’est aussi une ville très accueillante pour les personnes handicapées. Un week-end c’est presque un peu court mais cela donne déjà un bon aperçu !

Voici donc une série d’articles avec tous les conseils pour organiser votre séjour à Londres si vous êtes en fauteuil roulant !

Aujourd’hui, je vous propose un article  sur les transports : comment se rendre sur place ? comment se déplacer dans la capitale britannique ? quelle est l’accessibilité de la ville de Londres ? Réponse dans les lignes qui suivent.

Se rendre sur place : avion ou train ?

A première vue, l’avion peut sembler la solution la plus pratique et la plus rapide pour rejoindre Londres depuis la France, surtout si vous habitez dans le sud du pays. Il faut compter entre 1H et 2H de vol, mais c’est sans compter le temps de rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport, l’ensemble des contrôles de sécurité et de douane. Et si vous êtes en fauteuil roulant, vous devrez arriver à l’aéroport bien avant les autres passagers. Autrement dit, 4H tout compris dans le meilleur des cas. Plus d’informations sur les déplacements en avion avec un handicap ici.logo-eurostar

Mais connaissez-vous la solution Eurostar ? Le train est une solution très pratique en particulier pour les personnes en fauteuil roulant qui ont la possibilité de rester dans leur fauteuil et avec leurs bagages pendant tout le trajet. Et l’Eurostar ne dessert pas seulement Lille, Paris et Bruxelles. Désormais, des trains directs rejoignent Londres depuis Marseille et Lyon d’avril à octobre. Compter environ 1H30 de trajet depuis Lille, 2H30 depuis Paris, 4H30 depuis Lyon et 6H depuis Marseille. Auxquelles il faut ajouter 1H pour les contrôles aux frontières. Le grand avantage c’est que vous arriverez directement en plein cœur de Londres, en gare de London St-Pancras International.

london-st-pancras

Pour réserver, rendez-vous sur le site d’Eurostar. Pour les personnes en fauteuil roulant, il y a un formulaire de réservation qui leur est destiné : ici. Avec à la clé un tarif réduit pour la personne handicapée et son accompagnateur. Et ce n’est pas tout : vous voyagerez en 1ère classe pour le prix de la seconde puisque les emplacements pour fauteuils roulants s’y trouvent ! Et vous aurez donc droit au service de restauration, avec thé à volonté bien sûr.

interieur eurostar   Eurostar

 

 

 

 

 

 

En ce qui concerne l’assistance en gare pour vous aider à monter et à descendre du train, il est nécessaire d’appeler le 01 70 70 60 88 pour réserver le service au moins 48H avant votre départ. Plus d’informations sur l’assistance qui peut vous être proposé à travers ce guide : ici.

 

Pour en venir aux formalités de douane, il y a juste besoin d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité (pour l’instant, car cela pourrait changer avec le Brexit). Un dernier conseil : si vous voyagez avec des machines ou du matériel médical, il est préférable de se munir d’un certificat de douane ou d’une prescription.

L’accessibilité de la ville de Londres :

Dès que vous sortirez de la gare de St-Pancras ou que vous arriverez en centre-ville, vous serez surpris par l’accessibilité de la voirie en fauteuil roulant, proche de la perfection. Je n’ai pas vu un seul trottoir non abaissé ou une voiture mal stationnée. En revanche, vous serez carrément déstabilisés par les sens de circulation ! Pour rappel nos amis les anglais roulent à gauche. Faites donc très attention lorsque vous traversez la route, et regardez des 2 côtés ! Il faut vraiment du temps pour s’y habituer, et il faut plus d’un week-end pour y parvenir. Vous constaterez alors à quel point vous êtes ancrés dans vos habitudes.

 

Il est donc très facile de se déplacer dans le centre-ville de Londres en fauteuil roulant. Tous les trottoirs sont abaissés aux carrefours et relativement larges. Il y a parfois quelques pavés mais cela ne m’a pas dérangé. La seule difficulté que j’ai rencontré est survenue près du pont de Westminster, il n’est pas possible de rejoindre le pont depuis le quai, ce qui implique de faire un détour important pour rejoindre Big Ben de l’autre côté de la Tamise.

accessible trottoir

Il en est de même pour les lieux publics et les sites touristiques, comme le British Museum, London Eye et le musée de Madame Tussauds, que j’ai eu l’occasion de visiter. Je n’ai pas rencontré de difficultés au cours de mon séjour. Tout est prévu et bien organisé pour les personnes handicapées. Un site Internet répertorie les lieux accessibles de tout le Royaume-Uni et en fait une description très détaillée : disabledgo.com (en anglais). C’est vraiment très pratique !

Entrée du British Museum

Les transports en commun :

Le réseau de transport en commun Londonien est très dense, mais pas entièrement accessible.

Le bus :

Les célèbres bus Londoniens à double étage sont très accessibles aux fauteuils roulants. Seules 2 lignes de bus « historiques » ne sont pas accessibles sur les plusieurs centaines que compte le réseau. Les bus sont équipés de palettes rétractables pour l’accès et d’un emplacement dédié pour les fauteuils roulants. C’est le mode de déplacement à privilégier si vous êtes en fauteuil roulant.

Bus Londonien

Le métro (Underground) :

Logo underground

Le réseau de métro de Londres est le plus ancien au monde, et il n’est donc pas très accessible en fauteuil roulant. Sur les centaines d’arrêts de métro, seuls quelques dizaines sont entièrement accessibles, c’est à dire avec un ascenseur pour rejoindre le quai, et un quai à la même hauteur que le métro. Ces stations sont repérées sur le plan par un pictogramme bleu. Le plan est téléchargeable ici.

La carte de transport :

Pour emprunter les transports en commun, la meilleure solution est d’acheter une carte « Ostyer », elle coûte 5 livres et il suffit de créditer d’un montant donné pour se déplacer. Dans les transports, il y a juste à valider la carte à l’entrée du métro ou en montant dans le bus. Plus d’informations sur cette carte ici.

Voilà pour ce qui est des déplacements et des transports dans la capitale britannique. Rendez-vous prochainement pour un nouvel article sur l’hébergement dans la ville de Londres.

A bientôt !