Archives mensuelles : octobre 2014

Comment appeler un personne porteuse d’un handicap ? (Vidéo)

Aujourd’hui, je réponds à une question pertinente soulevée par une de mes lectrices. J’ai souhaité vous en faire part à travers cette courte vidéo :


J’attends maintenant vos réactions et avis sur la question, que vous soyez handicapés ou non.

A bientôt !

Seconde vidéo : Sport automobile et Handicap

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une expérience géniale que j’ai vécue cette année, qui restera un souvenir très présent dans ma mémoire.
J’ai eu la chance de parcourir plusieurs tours de piste d’un circuit automobile à bord d’une voiture de sport ! C’était une expérience très riche de sensations, qui vaut vraiment la peine d’être vécue au moins une fois dans sa vie.
C’est pour cela que je voulais partager avec vous cette expérience ! Aussi pour que vous puissiez un jour vivre cette aventure, même avec un handicap important, en prenant certaines précautions bien sûr.

J’avais rendez-vous le matin du 5 avril sur le Circuit du Laquais, à environ 50 km de Lyon, pour quelques tours de piste en Porsche. Ce rendez-vous était fixé depuis plus de 3 mois, j’avais vraiment hâte et j’éprouvais aussi un peu d’appréhension.
C’était en quelque sorte un challenge pour moi, d’autant plus que je ne connaissais personne atteint de myopathie de Duchenne qui l’avait fait avant moi à ce stade d’évolution de la maladie. Je ne savais pas comment mon organisme allait réagir au niveau cardio-vasculaire, même si les médecins ne m’avaient pas déconseillé de le faire. Leur seule consigne était d’y aller progressivement, et de continuer ou non suivant la façon dont je me sentais.

Arrivé vers 9h, j’allais enfin savoir quelle voiture j’aurai le plaisir d’essayer au maximum de ses performances ! Il s’agissait d’une Porsche Cayman S de 2006, améliorée par des kits carrosseries, et toutes sortes d’éléments destinés à la rendre encore plus sportive.
Performances : 303 Chevaux, 0…100 km/h en 5,1 secondes, Vitesse max : 285 km/h !
Plus d’info sur ce modèle unique ici.

La voici en images :

voiture-avant

voiture-côté

voiture-arrière

1ère étape : installation dans la voiture :

Même si le siège bacquet est confortable et assure un bon maintien, il faut utiliser plusieurs sangles en plus de la ceinture de sécurité, et ne vraiment pas hésiter à les serrer ! C’est surtout pour bouger le moins possible lors de virages, qui sont parfois serrés et précédés bien souvent d’un puissant freinage. Ensuite, sur circuit, le port du casque est obligatoire. Il fallait un casque ouvert dans mon cas afin d’avoir mon assistance respiratoire dans la voiture. J’avais aussi pris soin de bien caler la machine au niveau des pieds pour qu’elle ne bouge pas. 
Certes, cette étape prend du temps mais elle est vraiment importante, puisqu’il n’est pas possible de s’arrêter sur les bords de la piste, pour des raisons de sécurité.

Mon installation en images :

installation-voiture-1 installation-voiture-2

2ème étape : Démarrage et tour d’essai :

départ-voiture

Bien arrimé au siège, je suis désormais prêt pour le départ ! Le démarrage du moteur est déjà impressionnant, on sent qu’il y a du monde sous le capot. Direction l’entrée de la piste. Le premier tour sera effectué à vitesse réduite, afin de vérifier que tout est OK. Cela me permettra de faire une reconnaissance du parcours afin de voir à quoi m’ attendre sur le circuit.
Après un court temps d’attente au début de la voie d’accélération, nous voilà élancés. L’accélération est assez importante, et nous sommes déjà sur le circuit à plus de 100 km/h. En plein milieu de la ligne droite, d’autres Porsche nous doublent à des vitesses impressionnantes ! Déjà au bout de la ligne droite, à environ 140 km/h, il faut désormais entamer le premier freinage pour prendre le virage plutôt serré sur la droite à 30 km/h. Je trouve déjà le freinage rapide et puissant, mais ce n’est rien comparé à ce qui va suivre ! Les virages s’enchainent, à vitesse réduite certes, cela laisse le temps de bien voir les traces de freinage au sol de tous ceux qui sont restés en ligne droite au lieu de tourner ! Les voitures continuent à nous doubler à toute vitesse, par la gauche ou par la droite, suivant le sens des virages. Arrivés à la fin du premier tour, tout s’est bien passé, il est temps de passer à la vitesse supérieure !

3ème étape : Passage en mode sportif !

virage-1

Au début de la ligne droite, pied au plancher sur la pédale, place à l’accélération ! La voiture dépasse les 100 km/h en à peine 3 secondes. Nous passons rapidement à 120, puis 140, puis 160 ! Il est temps de passer la 5ème. La reprise est impressionnante, elle plaque carrément au siège, même à cette vitesse élevée ! Le bord de la piste défile à toute vitesse, et, alors que nous venons d’atteindre les 180 km/h, le pilote me prévient que le freinage va être puissant ! Si l’accélération est impressionnante, le freinage est assez violent ! En l’espace de quelques secondes, nous venons de passer de 180 km/h à 30 km/h. Tant et si bien que le scratch de la ceinture ventrale s’est détaché, même si j’ai encore la ceinture de sécurité. Désormais moins bien maintenu, le reste du circuit se fera au ralenti, puis quitter la piste pour remettre la ceinture.
Maintenant en dehors de la piste, nous ouvrons les portières. Ce qui me frappe, c’est aussi bien l’odeur de brulé des freins que la chaleur dégagée par le moteur et qui s’était accumulée dans l’habitacle, en contraste avec la température extérieure.
Nous remettons les ceintures et en ajoutons une autre, la sangle qui sert d’ordinaire à tenir le fauteuil électrique dans la voiture. Là, je ne bougerai plus c’est sur.
De retour sur la piste, nous allons enfin pouvoir tester le bolide au maximum de ses performances ! Nous reprenons la ligne droite, jusqu’à l’épingle. Désormais, les virages s’enchainent à vitesse plus importante, à gauche puis à droite. Je suis balloté dans toutes les directions, entre l’accélération, le freinage et les virages, ça n’arrête pas. C’est à notre tour de doubler d’autres Porsche, entre 2 virages, selon des règles bien différentes de celles du code de la route. La voiture est au maximum de ses capacités, pas moyen de se parler dans l’habitacle, en raison des rugissements du moteurs. Les freinages sont courts et précis, mais particulièrement puissants. Je comprends mieux pourquoi les freins chauffent.

cayman-911
De nouveau sur la ligne droite, nous sommes juste derrière une Porsche 911 vert grenouille, l’occasion idéale de nous mesurer à elle ! L’accélération plaque au siège, les passages de vitesses s’enchainent, encore plus rapidement qu’au tour précédent. Pied au plancher, il n’y a rien à faire : la 911 s’éloigne de nous, du haut de ses 400 chevaux ! Je n’ose même pas imaginer la force de l’accélération (et du freinage surtout^^) avec une voiture encore plus puissante, genre Ferrari.
Après 2 autres tours, tout aussi intenses et riches de sensations fortes, nous quittons déjà la piste. C’est passé tellement vite !
Je tiens à remercier chaleureusement Michel Bendinelli, le pilote, de m’avoir fait vivre cette expérience inoubliable. Je vous invite à découvrir les superbes auto customisées par son entreprise : DeLaVilla. Cela vaut vraiment le détour.

Comme convenu, une petite vidéo de cette expérience :

Pour terminer, je vous recommande vivement de le faire, vous vous en souviendrez c’est certain, surtout si vous êtes amateurs de sensations fortes. Si je peux vous aider avec mon expérience, n’hésitez pas à me contacter, je vous répondrai avec plaisir.

A bientôt !

Contrôler son PC avec très peu de mobilité

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voulais vous présentez une aide technique pour contrôler un ordinateur à destination des personnes qui ont très peu de mobilité au niveau des mains.

Un grand merci à Habib Dayah, atteint tout comme moi d’une myopathie de Duchenne, de nous partager cette aide technique utile ! Il se sert de cet outil pour piloter son ordinateur.

Il s’agit d’un pavé tactile qui fait office de souris. Il est sans fil et comporte une batterie rechargeable sur usb.

L’intérêt de ce dispositif est sa grande sensibilité, ce qui permet de l’utiliser avec des mouvements des doigts très limités (2 cm max), et sans efforts.

Pour cliquer, rien de plus simple. Il suffit d’appuyer au centre pour un clic gauche et en bas à droite pour un clic droit.

On peut aussi s’en servir pour taper du texte en utilisant un clavier à l’écran, cela fonctionne très bien.

Picture 1

L’interface logicielle est plutôt bien faite. On peut modifier de nombreux paramètres tels la sensibilité, la façon de cliquer, pour l’adapter à ses besoins.

Capture

En définitive, on peut en faire le bilan suivant :

Avantages :

  • grande sensibilité
  • possibilités de réglages

Inconvénients :

  • durée de la batterie
  • prix : 48€

Pour terminer, voici le lien vers le produit en question si cela vous intéresse :

Et un test plus complet sur le produit en question : ici

A bientôt !

Ma première vidéo : test du bras JACO !

Aujourd’hui, j’aimerai vous présenter une invention formidable, qui pourrait changer la vie de toutes les personnes dont les mouvements des bras sont très limités.

Il s’agit d’un bras robotisé qui effectue l’ensemble.des mouvements que l’on peut réaliser avec un bras « classique », si j’ose dire.

Autrement dit, la personne qui s’équipe de ce matériel gagne considérablement en autonomie.
Elle peut de nouveau réaliser toutes sortes de choses qu’elle ne pouvait plus faire seule. Et qu’elle n’aurait jamais imaginé pouvoir refaire un jour, sauf miracle de la médecine !

Les possibilités sont nombreuses. On peut de nouveau faire tout un tas de gestes de la vie quotidienne, sans l’aide d’une tierce personne. Des choses toutes simples comme saisir un objet, ouvrir une porte, boire un verre (en terrasse si possible^^).

J’ai eu la chance de tester moi-même ce bras robotisé lors d’un salon. C’était vraiment une expérience géniale que de redécouvrir l’autonomie perdue ! C’est presque comme si j’avais retrouvé l’usage d’un bras comme par magie !
Je vous ai concocté une petite vidéo de ce test, ma toute première vidéo ! Vous y découvrirez mes exploits en images.
Si vous êtes dans ma situation, il faut absolument vivre cette expérience. Vous vous en souviendrez, je vous le promets.

Là voici :


Vous pouvez non seulement l’essayer mais aussi l’acheter ! En effet cette technologie est d’hors et déjà disponible en France. Enfin, il y a petit détail que j’ai oublié de mentionner.

Son prix : 26 000€ TTC. Et il n’y a aucune aide sur ce produit. Comme toute nouvelle technologie, elle est coûteuse. Mais je suis convaincu que les coûts auront bien baissé dans quelques années.

Après ce petit test, j’en tire le bilan suivant : très positif, même cela ne remplace pas complètement l’usage d’un bras « humain ». Et comme on dit : « Pas de bras, pas de chocolat ». Mieux vaut avoir un bras robotisé que pas de bras du tout !

Avantages :

  • Autonomie procurée
  • Prise en main assez simple (même si cela nécessite un temps d’apprentissage)

Inconvénients :

  • Prix prohibitif
  • Lenteur (même si la vitesse augmente avec l’habitude)

Cette invention géniale laisse présager un bel avenir pour les technologies futures dans le domaine du handicap. Et c’est sans compter que la technologie avance de plus en plus vite ! Avec le développement actuel du contrôle par la pensée, en parallèle des exo squelettes, on peut s’attendre à des miracles dans les décennies à venir ! Un jour viendra où les personnes privées de leurs mouvements les retrouveront. C’est un rêve qui n’est peut-être pas si inaccessible. L’avenir le dira.

Pour ceux qui s’intéressent à la technique, voici comment cela fonctionne concrètement. La bras se pilote (dans mon cas) par l’intermédiaire d’un joystick et d’un seul bouton (ceux du fauteuil roulant). Un fois que l’on est entré dans le menu de contrôle du bras, il y a 4 modes : un pour déplacer la main dans le plan horizontal, un autre pour le plan vertical, un pour les mouvements du poignets et un dernier pour le contrôle des doigts. Pour basculer d’un mode à l’autre, il suffit d’une simple pression sur le bouton. Enfin, pour quitter le menu de contrôle du bras et revenir à la conduite du fauteuil, il faut maintenir le bouton appuyé pendant plus de 3 secondes. Dans la pratique, l’utilisation du bras est plutôt intuitive et on se familiarise assez rapidement avec ce système. En revanche, il fait appel à des algorithmes de calculs complexes pour synchroniser les mouvements des différents moteurs, et obtenir le déplacement escompté.

Pour la petite histoire, à l’origine, dans les années 80, un homme nommé Jacques Forest a créé son propre bras robotisé, le « manipulo », avec ses propres moyens. Atteint d’une dystrophie musculaire, il avait inventé ce système afin de gagner en autonomie. Sans le savoir, grâce à son ingéniosité et sa persévérance, il allait aider des milliers d’autres personnes bien des années plus tard ! Le bras a été surnommé JACO en sa mémoire.

Voilà ! Merci de me dire en commentaire ce que vous en pensez !

A bientôt !